Lorsqu’une personne vit ou a vécu à l’étranger, elle peut être amenée à :

  • transférer des fonds vers la France ;
  • rapatrier le produit d’une vente immobilière ;
  • conserver un compte bancaire étranger ;
  • ou déplacer des capitaux entre plusieurs pays.

Ces opérations restent possibles, mais elles sont encadrées par des règles fiscales, douanières et déclaratives qu’il est important de connaître afin d’éviter tout risque de sanction.

 

Peut-on transférer librement des fonds depuis l’étranger ?

En France, les transferts de capitaux sont globalement libres depuis la suppression du contrôle des changes.

Il est donc possible :

  • de transférer des fonds vers l’étranger ;
  • de rapatrier des capitaux en France ;
  • ou de détenir des avoirs dans un autre pays.

Toutefois, ces opérations restent soumises à certaines obligations déclaratives destinées notamment à lutter contre :

  • la fraude fiscale ;
  • le blanchiment ;
  • et l’évasion de capitaux.

Les règles applicables peuvent également varier selon :

  • le pays concerné ;
  • la résidence fiscale de la personne ;
  • et le mode de transfert utilisé.

 

Faut-il déclarer un transfert de fonds vers ou depuis l’étranger ?

Oui, dans certaines situations.

Les transferts de sommes, titres ou valeurs d’un montant égal ou supérieur à 10 000 € peuvent nécessiter une déclaration auprès des autorités douanières.

Cette obligation concerne notamment :

  • les transferts réalisés sans l’intermédiaire d’un établissement bancaire ;
  • ou le transport physique d’argent liquide.

 

Que faut-il déclarer lors d’un transport d’argent liquide ?

Toute personne entrant ou sortant de l’Union européenne avec :

  • au moins 10 000 € en espèces ;
  • chèques de voyage ;
  • ou valeurs assimilées,

doit effectuer une déclaration auprès des autorités compétentes.

Le non-respect de cette obligation peut entraîner :

  • des sanctions financières ;
  • voire la confiscation des sommes dans certaines situations.

 

Quels sont les risques en cas d’absence de déclaration ?

En cas de contrôle, l’administration fiscale peut demander l’origine des fonds transférés.

À défaut de justificatifs suffisants :

  • certaines sommes peuvent être présumées constituer des revenus imposables non déclarés.

Des sanctions peuvent alors être appliquées :

  • intérêts de retard ;
  • majorations fiscales ;
  • amendes administratives ;
  • voire sanctions pénales dans les cas les plus graves.

Il est donc essentiel de conserver :

  • les justificatifs bancaires ;
  • les actes de vente ;
  • les contrats de prêt ;
  • ou tout document permettant d’expliquer l’origine des fonds.

 

Peut-on conserver un compte bancaire à l’étranger ?

Oui. Une personne domiciliée fiscalement en France peut détenir un compte bancaire à l’étranger.

Cependant, elle doit le déclarer à l’administration fiscale française.

Cette obligation concerne notamment :

  • les comptes ouverts ;
  • utilisés ;
  • ou clôturés à l’étranger.

La déclaration s’effectue généralement en même temps que la déclaration de revenus.

 

Quelles sanctions en cas de compte étranger non déclaré ?

Le défaut de déclaration d’un compte étranger peut entraîner :

  • des amendes importantes ;
  • des contrôles fiscaux ;
  • et des redressements éventuels.

Les sanctions sont renforcées lorsque le compte est situé dans certains États ou territoires considérés comme non coopératifs fiscalement.

L’administration peut également demander l’origine des fonds présents sur ces comptes.

 

Exemple de situation fréquente

Une personne ayant vécu à l’étranger peut :

  • vendre un bien immobilier dans son pays de résidence ;
  • conserver les fonds sur un compte bancaire local ;
  • puis revenir vivre en France.

Dans cette situation :

  • le compte étranger devra être déclaré en France ;
  • et il sera important de pouvoir justifier l’origine des fonds en cas de contrôle.

L’accompagnement juridique et fiscal permet d’anticiper ces situations et de sécuriser les opérations.

 

Pourquoi consulter son notaire avant un transfert international de fonds ?

Les opérations internationales peuvent avoir des conséquences :

  • fiscales ;
  • patrimoniales ;
  • successorales ;
  • et déclaratives importantes.

Le notaire peut vous accompagner afin :

  • d’anticiper les obligations déclaratives ;
  • sécuriser les transferts de capitaux ;
  • organiser votre patrimoine international ;
  • et coordonner les aspects juridiques et fiscaux avec les autres professionnels concernés.

 

Chez Y Notaires, nous accompagnons particuliers, familles et investisseurs dans leurs problématiques patrimoniales françaises et internationales avec une approche sécurisée et personnalisée.

 

Où obtenir des informations complémentaires ?

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Source : Notaires de France "Sous réserve de modification de la législation en vigueur postérieurement à la date de rédaction de l'article."