La renégociation d’un prêt est une opération par laquelle la banque initiale remplace le crédit en cours par un nouveau. Si ce changement est effectué auprès d’un autre établissement, on parle de « rachat de prêt ».

Dans quels cas faut-il renégocier ? 

  • Selon les courtiers, pour que l’opération soit intéressante, la différence entre le taux initial et celui négocié doit être comprise entre 0,7 % et 1 %. L’opération est d’autant plus bénéfique que le contrat est récent. 
  •  Lors des cinq premières années du remboursement du crédit, la part des intérêts représente près d’un tiers de la mensualité. Ensuite, c’est essentiellement le capital qui est remboursé. 

 

La renégociation d’un prêt 

  • La banque est libre de refuser ou d’accepter une baisse de taux. Si elle y est favorable, l’accord se traduira par un avenant au contrat initial qui fixera le taux effectif global, le nouvel échéancier d’amortissement et le coût total du crédit calculé sur les échéances ainsi que les frais de l’opération. 
  • L’emprunteur dispose d’un délai de réflexion de dix jours à compter de la date de réception de l’avenant envoyé par le prêteur pour l’accepter ou le refuser.

 

Le rachat de prêt 

  • S’il est possible de négocier avec la banque prêteuse, il est souvent plus intéressant de solliciter d’autres organismes ou de passer par un courtier. 
  • Le nouveau prêt conclu rembourse le crédit initial. Les mouvements de fonds sont effectués directement d’une banque à l’autre. 
  • L’emprunteur doit reprendre une garantie de cautionnement (l’ancienne étant remboursée à hauteur de 75 % dans les semaines suivantes) ou lever l’hypothèque sur le bien pour la remplacer par une autre. 
  • L’assurance du premier prêt est transférée au second sauf si l'emprunteur souscrit un nouveau contrat garantissant le nouveau prêt. 

Source : Notaires de France 

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